Conseil Vie 

« Vous accompagner la vie durant »

 

AccessibilitéS

Dans leur vie quotidienne, nos membres font face à nombre d’obstacles, de limitations lors de leurs activités de vie quotidienne et de restrictions de leur vie sociale. Pour nous, il s’agit bien de difficultés d’accessibilité ; il apparaît donc que les « accessibilitéS » ne concernent pas exclusivement l’environnement construit. C’est pourquoi, le CFRGe a décidé de clarifier les questions d’accessibilité en distinguant l’accessibilité statique, l’accessibilité dynamique, l’accessibilité sûre ou sécurité, l’accessibilité sociale, l’accessibilité économique, l’accessibilité à l’aide sociale, l’accessibilité à la santé et l’accessibilité à l’éducation et à la formation. Ce thème ressort donc principalement de deux de nos départements.

L’accessibilité dynamique concerne le déplacement des personnes d’un point à un autre avec ses obstacles ou aménagements. Elle nécessite des personnes ayant des déficiences diverses de réfléchir au parcours à faire afin de rencontrer le moins d’obstacles, le moins de situations de handicap. Elle concerne aussi bien les déplacements en ville ou en dehors de celle-ci, dans le lieu de travail ou dans le logement. Elle est liée aux déficiences intellectuelles et mentales comme motrices et sensorielles et porte donc sur les limitations d’activités réalisables au cours d’une journée comme sur les restrictions de participation engendrées par les obstacles à franchir.

L’accessibilité sûre, la sécurité des personnes vivant des situations de handicap ressort également de la vie quotidienne comme déjà dit. Risquer de tomber ou ne pas pouvoir, au bout du chemin, accéder à l’endroit où l’on doit ou souhaite se rendre entraîne des restrictions de participation comme des limitations dans la réalisation des activités quotidiennes. Les conditions d’utilisation des transports publics, que ce soit les chutes ou le confort selon les aléas de la circulation, les styles de conduite, l’espace nécessaire et la fréquentation des véhicules selon les heures sont bien des conditions pouvant entraîner des restrictions de participation comme des limitations dans la réalisation des activités quotidiennes.

L’accessibilité sociale (la «participation» selon l’OMS) -parce que la vie est communication, d’autant plus dans le monde connecté d’aujourd’hui-, et l’accessibilité économique, notamment à l’emploi qu’il est plus difficile d’obtenir pour les personnes en situations de handicap comme certaines prestations, activités, loisirs qui sont couteux lorsque le seul revenu est l’assurance sociale et, parfois, ses compléments. Ces derniers aspects concernent l’accessibilité à l’aide sociale et l’accessibilité aux soins, à la santé, identifiées comme problématiques par l’OMS, des situations de handicap donc!

L’accessibilité à l’éducation et à la formation concerne la possibilité pour une personne de pouvoir bénéficier de tous programme d’éducation ou de formation sans que sa déficience et les limites qui y sont liées ne l’en empêchent. À part donc les aménagements physiques de lieux ou locaux, cela nécessite des moyens techniques, notamment de communication, et des compétences spécifiques de la part des formateurs-trices/éducateurs-trices ainsi qu’un groupe de pairs non excluant.

Dans notre société d’aujourd’hui, la vie quotidienne des personnes ayant un handicap, une incapacité, une déficience ou une mobilité réduite peuvent les atteindre lourdement ainsi que leurs proches. Cela nécessite une période de transition difficile. En effet, ces diverses particularités engendrent bien trop souvent des limites dans leur participation à la vie sociale. Limites architecturales, d’aménagements de l’espace public ou privé comme des transports en commun auxquelles s’ajoutent les préjugés de tout un chacun, générateurs de stéréotypes excluants, créant ainsi des barrières. 

Comme le dit l’ONU,  » Brisons les barrières, ouvrons les portes: pour une société inclusive pour toutes et tous « .

 

Le département « Conseils vie »

traite de la promotion et de la défense des droits fondamentaux des personnes vivant avec des déficiences et troubles divers tels que définis dans la Convention de l’ONU « relative aux droits des personnes handicapées » de 2006, ratifiée en 2014 par la Suisse.

Dans ce cadre, il traite de toutes les difficultés, complications ou problèmes qui se posent dans la vie quotidienne et qui sont liés aux divers handicaps, troubles, déficiences, incapacités. Un premier entretien permet de clarifier la situation et les problèmes posés, de fixer les priorités et d’identifier les moyens puis de définir ensemble la marche à suivre. Cette consultation est possible en fixant un rendez-vous par l’intermédiaire du secrétariat du CFRGe. Lorsque cela est possible, la réponse est proposée localement. En cas de besoin, le CFRGe fait appel Madame Jeanne Rütsch, assistante sociale de l’ASP.

 

Dans le cadre des difficultés dans la vie quotidienne, un chien d’assistance est une aide très utile. A l’occasion des 25 ans du CFRGe, nous avons accueilli l’association « Le Copain » pour la remise annuelle de ses chiens, le samedi 19 décembre 2015, à la salle communale de Luchepelet à Bernex.

Les paralysés médullaires vivent vieux, comme bien des personnes avec un handicap. Et cela est un réel progrès.. si les infrastructures sont adaptées!

Avec la FSP, nous, à l’ASP on les appelle les « (R) oldies ».

C’est pourquoi, la FSP à lancé le programme « Ageing » … La Suisse compte quelque 1500 personnes pa-ralysées médullaires de la première génération à l’âge de la retraite. Les personnes concernées, les familles et les institutions font face à des difficultés spécifiques. « Les soins aux pa-ralysés médullaires âgés présentent quelques spécificités », explique Nadja Münzel, gérante de ParaHelp. « C’est la raison pour laquelle la Fondation suisse pour paraplégiques (FSP) a lancé en 2013 le projet ‹ Ageing › dans le but de créer un réseau d’institutions proposant des offres de logement pour personnes âgées atteintes de paralysie médullaire. » Pour faire partie de celui-ci, les institutions doivent proposer des logements sans obstacle avec des services d’aide et de soins à domicile ainsi que des repas, des prestations de nettoyage et un centre de soins à proximité immédiate. Les autres critères sont la garantie du suivi, la compétence en matière de soins ainsi qu’une situation centrale avec accès à des commerces et aux transports publics. » (Paraplégie n° 143, septembre 2015, p.9)

Pour votre bonne santé, protéger vos épaules…

…Entraînement de compensation chaque mercredi soir, dès 18h30, Bâtiment Beau-Séjour des HUG, organisé par l’ASP, Inscription auprès de François Buchler, CSFRC.st l’inclusion!

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